Faire parler les plantes : un atelier d’écriture numérique

Il y a quelques semaines, j’ai animé dans ma médiathèque un atelier un peu particulier, puisqu’il s’agissait de faire parler des plantes.

Bien sûr, rien de magique là-dedans, seulement une carte Makey Makey, un peu de Scratch et pas mal d’imagination. L’intérêt principal de cet atelier est qu’il mêle de façon assez complète plusieurs compétences et les cristallise autour d’un simple atelier d’écriture. L’idée est de sortir de l’aspect souvent très technique des ateliers Makey Makey et Scratch pour y apporter une touche plus créative, plus littéraire.

Tout cela est bien pratique à plus d’un titre : d’une part vis-à-vis des bibliothécaires néophytes dans le domaine des ateliers  numériques, plus à même d’animer un atelier d’écriture qu’un cours de code. D’autre part vis-à-vis du public visé, afin de proposer une approche de l’écriture sous une forme ludique.

Allez, c’est parti pour faire parler les plantes.

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Atelier d’écriture : créer un jeu d’aventure textuel

Dans la vie, mon dada, c’est écrire. Alors forcément, les ateliers d’écriture en bibliothèque, c’est un truc qui me botte plutôt bien.

Comme mon autre dada, c’est le jeu vidéo, faire un atelier qui permet de mêler les deux m’a paru intéressant. Allez, prenez un café et un croissant, on est partis pour un atelier d’écriture ludique.

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Tablettes et jeux collaboratif

Toujours dans la série des « je veux faire du numérique en médiathèque, mais j’ai rien d’autre que mes tablettes », orientons-nous cette fois-ci vers le jeu vidéo. On aimerait tous.tes disposer d’un superbe espace avec écrans géants, casques VR, nouvelles consoles et connexion internet au top du top, mais force est de reconnaître qu’une fois sur deux, on se retrouve en médiathèque avec de veilles consoles dont même votre petit.e cousin.e ne veut plus, une connexion aussi vaillante que mère-grand passé 20h, et au mieux une petite flotte de tablettes. Sans céder au désespoir, voyons un peu quoi faire avec trois bouts de ficelle.

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Que faire avec une tablette ? – Le « suédage »

Dans la série des animations DIY avec trois bout de ficelle, une tablette et pas grand chose de plus, je vous présente le Suédage !

Le suéquoi ?

via GIPHY

Le suédage, ou « swed » en anglais, est un remake de film réalisé par des amateurs, rejouant les scènes plus ou moins fidèlement et parfois seulement de mémoire. Ce genre de remake est né du film de Michel Gondry, Soyez sympas, rembobinez, dont je parle plus longuement ici. En farfouillant l’Internet mondial, vous devriez trouver quelques pépites du genre.

Armé d’une tablette et de l’application iMovie, le suédage est à portée des bibliothèques. Il s’agit en plus d’une animation très efficace en hors les murs, notamment dans les parcs lorsque vient l’été. De quoi apporter une touche créative à vos lectures en plein air !

Si le suédage est originellement un remake de film déjà existant, il est tout à fait possible d’adapter le concept à d’autres type d’œuvres. De mon côté, j’ai choisi d’adapter des contes célèbres… modifiés selon les goûts des participants. Je me suis donc retrouvé avec un petit Chaperon Rouge livreur de Pizzas devant traverser tout Strasbourg, une grand-mère alcoolique et complètement badass qui tabasse deux loups à grand coups d’épée, et un bûcheron quelque peu désemparé face à ces deux femmes qui n’ont pas vraiment besoin de son aide pour s’en tirer toutes seules.

Car tout le plaisir du suédage est de jouer avec le scénario basique et ce que l’on a vraiment envie d’en faire. Si c’est plus marrant de faire un chaperon rouge livreur de pizzas, alors pourquoi pas ? L’important est de se saisir d’une base connue pour débrider son imagination et de jouer sur les contraintes matériel pour rendre le tout encore plus loufoque.

Alors alors, comment ça s’organise, tout ça ?

Objectifs

  • S’approprier un conte/une œuvre (lien avec les collections)
  • Développer l’imagination, favoriser l’esprit DIY (création des décors, des costumes, modifications du scénario)
  • Découverte superficielle des métiers du cinéma : acteurs, décorateurs, costumiers, maquilleurs, caméraman…
  • Créer du lien usager/bibliothécaire

Préparer l’animation

Avant toute chose, préparez quelques scénarios. Ils pourront être modifiés selon l’envie du public ou adaptés en fonction du nombre de participants par exemple.

Pour une première fois, je vous conseille de partir sur des choses très simples et connues de votre public afin qu’ils aient des repères.

Quelques exemples avec des adaptation de contes

Imprimez assez de scénarios pour les distribuer aux enfants.

Préparez le matériel : des chutes de tissu, des couvre-chefs, des perruques… faites le tour de vos collègues et des accessoires jeunesse de votre bibliothèque. Avec un peu d’imagination, vous trouverez de quoi faire quelques déguisements.

Il est possible de faire un partenariat avec une association prêtant des costumes, mais d’expérience, fabriquer le déguisement avec les enfants est vraiment une partie importante de l’animation. Cela les force à faire preuve de créativité à partir de pas grand chose, on est totalement dans l’esprit « suédage ».

Pour filmer, on utilise simplement une tablette (iPad pour moi) avec l’application iMovie, qui permet assez facilement de faire « pause » durant la captation pour reprendre ensuite. N’hésitez pas à tester l’application avant la séance afin de bien la maîtriser.

Improviser

Difficile de vous donner un déroulé d’animation.

Commencez par vérifier que tout le monde connais l’histoire. Racontez-là au besoin.

Donnez les rôles à chacun, mettez au point les déguisements. Être deux animateurs permet d’aller plus vite et de mieux encadrer les enfants sur ce point.

Ensuite, faites les scènes les unes après les autres.

Il faudra certainement rediscuter le scénario, improviser des détails, chercher des solutions pour représenter le décors (comment on fait le château ? Comment on fait le bateau pirate ? La chaumière des nains ?etc.), bref, rester souple et s’adapter. Surtout, essayez de ne pas proposer directement les solutions, mais poussez les enfants à en chercher et à en trouver par eux-mêmes. Afin de remplir les objectifs, ils faut les emmener à être créatifs, pas l’être pour eux ; c’est peut-être l’un des points les plus compliqués de ces séances.

Valoriser le travail du public

La partie finale de l’animation consiste à valoriser le travail effectué durant la séance. Plusieurs pistes sont possibles : une projection dans la médiathèque, diffusion sur youtube (avec autorisation des parents, essentielle !) ou sur votre BiblioBox, cinéma en plein air si vous disposez du matériel nécessaire afin de boucler la séance d’un Hors les Murs, distribution du fichier vidéo sur clé USB ou sur le mail des parents.

Cette partie est parfois compliquée à mettre en oeuvre du fait du caractère assez libre d’une animation Hors les Murs, néanmoins elle permettra aux enfants d’avoir une vision claire de leur réalisation. Si vous organisez cela sous la forme d’une mini séance ciné, pourquoi ne pas recréer une ambiance « cinéma » avec des pop-corns par exemple, voire créer une affiche de film avec les enfants… les pistes restent ouvertes.

Que faire avec une tablette ? – le stop-motion

Quand je suis arrivé sur mon poste actuel, il était prévu que je bosse sur la médiation numérique, que je « prépare le terrain » à de gros bouleversements en matière d’outils et de formats d’animation. Forcément, j’ai pensé Makey Makey, Arduino, robotique, TouchBoard.

Sauf que, ce matériel, vous ne l’avez peut-être pas dans votre médiathèque. Peut-être que vous n’avez même pas de PC exploitable. Peut-être que passer une commande de matériel est un projet de longue haleine, peut-être même qu’il n’y a absolument plus de budget pour ça, mais que la demande des élus/responsables/collègues (rayez la mention inutile) est trop urgente pour attendre un projet sur l’année prochaine.

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De Gondry au DIY : pourquoi on aime bricoler

Avant toute chose, permettez moi de sonner le cor et la trompette, car le bibliothécaire du dimanche est de retour !

-Thécaires de tout poil, animateurs et internautes perdus sur le world wide web, papa, maman, bonjour. Ce dimanche, nous allons parler d’un sujet qui me tient à cœur à la fois sur le plan personnel et sur le plan professionnel : le bricolage. Et un peu de cinéma aussi.

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